En novembre 2001, une trentaine de pays dont le Canada signaient une convention sur la cybercriminalité. Le Canada a fait des consultations secrètes à ce sujet ressemblant plutôt à des "focus groups". Il est question ici de modifier les lois pour obliger les fournisseurs d'accès Internet de conserver les données pour les fournir à la police quand elle souçonne qu'une personne a des infos susceptibles d'être utiles à une enquête, sans avoir le droit de révéler qu'on lui a demandé de fournir des renseignements. Les pays signataires auraient une obligation d'entraide même quand ça va à l'encontre de leurs lois (par ex. la Tunisie pourrait enquêter sur quelqu'un qui fréquente tels sites Web). En vertu du Patriot Act, les USA peuvent obliger le Canada de transmettre des infos au FBI qui permettent de dresser des profils de personnes pouvant représenter un risque. Ces profilages ont des taux d'erreur de 15%, ce qui est énorme. C'est de millions de gens qu'il est question ici. Par exemple, on pourrait vous interdire de prendre l'avion sans que vous ne sachiez pourquoi et sans que vous n'y puissiez rien non plus.

Dans la société qui se dessine, nous sommes tous des suspects représentant un risque. Les gouvernements savent de plus en plus de choses sur les citoyen-nes alors que la réciproque n'est pas vraie. La vie privée est abolie tandis que les travaux du gouvernement demeurent secrets. Ceci découragera l'expression d'opinions divergentes et encouragera le conformisme. Elle invite à appuyer la campagne internationale contre la surveillance globale (infos en français sur la compagne).