Le bien commun et la société de l'information
Par Nicole Nepton, vendredi 29 avril 2005 à 09:33 :: General :: #5 :: rss
Sharon Hackett rappelle que l'UIT militait pour organiser ce sommet alors que la société civile avait déjà des inquiétudes concernant la démocratisation de l'information. La liberté d'expression, c'est bien, mais le droit à l'éducation demeure un préalable. L'information doit aussi être libre.
Selon la Free Software Foundation, il faut éviter d'utiliser le terme de propriété intellectuelle. Aux États-Unis, le copyright fait de l'information la propriété exclusive de quelqu'un-e pendant la durée de la vie de l'auteur-e plus 90 ans (c'est +50 ans au Canada). C'est l'empire Disney qui a fait des pressions pour amener les droits d'auteur aussi loin.
Les brevets logiciels vont aussi très loin. Des choses très simples sont brevetées. On n'aurait pas pu créer d'ordinateurs si de tels brevets avaient existé il y a 20 ans. Les étudiants en programmation ne peuvent pas apprendre à programmer avec les logiciels propriétaires. Quand ils arrivent à avoir accès aux codes, ils ne doivent pas les réutiliser. Il vaut d'ailleurs mieux ne pas les lire afin de ne pas risquer de les réutiliser.
Par défaut, le copyright s'applique à tout ce qu'on diffuse. Si nous voulons partager des informations, des productions, il faut prendre des dispositions pour libérer les contenus et bâtir le bien commun. Creative Commons a produit une licence qui se décline de plusieurs façons. On peut aussi créer nos propres licences ou utiliser le GNU. Nous devons défendre le bien commun.
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