M. Archibald : On n'a pas fini d'écrire sur l'exception culturelle, mais elle va à l'encontre de la diversité. À qui accordera-t-on l'exception?

M. Raboy : Les États ne sont pas nécessairement les meilleurs promoteurs de la diversité culturelle dans leur propre pays. On a plutôt besoin d'une notion plus large. Il y a des débats politiques et techniques sur la gouvernance de l'Internet. Les USA prônent l'ICANN, tandis que la Chine souhaite que les États puissants contrôlent Internet. Le communutaire devrait identifier ses besoins fondamentaux par rapport à Internet. Pour la Norvège, c'est un bien commun, ce qui est loin d'être acquis. Le Canada ne s'est pas encore positionné. On peut encore l'influencer.

M. Archibald : La société de l'information a besoin de développer des savoirs et des connaissances, et ceux-ci ont une valeur marchande variable. Il y a aussi des enjeux humains et sociaux. On devrait préserver et promouvoir les langues et cultures au lieu de les laisser mourir. L'un des objectifs de l'UNESCO est de faire perdurer les savoirs.